Résumé Guildes 70 – A l’Ombre des Fantômes (4/7)

Citadelle Nen’Etsa, le septième jour de la Seconde Ardence de l’an deux cent neuf.

Lors de la nuit, Alwyn est réveillé par un léger bruit et aperçoit une ombre penchée sur Kereb. Il crie pour nous alerter et un combat s’engage entre la silhouette et notre groupe. Le Kheyza charge l’assassin pour l’empêcher d’étrangler l’Ashragor. Son style de combat fait penser à celui de Shamya mais en moins félin. Le combat tourne à l’avantage de l’ennemi jusqu’à ce que Kereb intervienne, paralysant l’ombre d’un Tour d’Art Démonique. Dans la foulée, il assomme notre adversaire qui se retrouve ligoté au sol. Il ne porte aucune arme autre que le garrot qu’il s’apprêtait à passer autour du cou de l’Ashragor. Ses vêtements sont étranges, une sorte de fin tissu élastique noir couvrant tout son corps sauf ses yeux. Le tissu protège même ses pieds qui ne portent pas de chaussures.

Kereb va s’assurer que les autres Guildiens sont toujours en vie tandis qu’Alwyn vérifie la bouche du Dynastique pour éviter qu’il ne se suicide avec une dent pleine de poison. Je lance mon Tour pour voir le visage de son chef et perçoit un vieux Dynastique édenté à l’air vicieux caressant une très longue barbe de ses doigts fins. Kereb nous assure que tous les autres sont en vie. Nous réveillons l’assassin qui a un mouvement de panique mais se reprend dans la seconde pour afficher un visage neutre. Il refuse de parler dans un premier temps mais Alwyn utilise un Tour pour le forcer à parler. Le dynastique a été envoyé pour disposer de nous car nous posons trop de questions et que nous sommes gênants. Il montre des signes d’endoctrinements profonds et crache ses réponses à contrecœur. Le monastère posséderait une faille mais il refuse de la livrer. Tandis qu’il répond aux questions, il se débat pour se libérer de ses liens et lorsque Kereb tente de le menacer de sa dague, l’assassin cherche à s’empaler dessus. L’endoctrinement est à ce point profond, c’est terrifiant. Nous renvoyons notre nouvel ami dans les vapes pour le moment.

Nous réveillons Drirw qui a du mal à se réveiller et Mo qui a un réflexe de se protéger le visage. Nous les faisons entrer dans la chambre et si l’Ashragor ne comprend pas ce que l’homme fait dans notre chambre, Mo a un mouvement de recul. Il reconnaît une Main Noire, un assassin du Clan. Le Maître de Comptoir est scandalisé par la tentative d’assassinat sur un territoire Guildien. Mo panique en expliquant que le clan va envoyer d’autres hommes car nous avons déshonoré le clan. Il faut soit se débarrasser du corps soit le remettre aux autorités.

Nous apprenons la présence d’un couvre-feu nocturne pour les étrangers. Je me glisse dehors après avoir enfilé les vêtements de l’assassin. Les rues sont plutôt désertes mais quelques gardes restent en faction devant le ballon de Stozzi. De retour, nous cherchons comment il est entré dans le Comptoir. Une fenêtre entrouverte au niveau du toit. En montant sur le toit, je remarque que l’architecture de la ville, bâtie verticalement, permet de voyager de toits en toits en s’accrochant aux poutres qui servent à soutenir l’étage supérieur. De la sorte, je pourrai rejoindre les autres étages sans être vu ou même le ballon bien que je ne sache pas le piloter.

En rentrant, je me charge de briser la nuque de l’assassin, solution peu efficace de prime abord mais ne laissant pas de traces de sang. Mo propose de déposer le corps dans les rizières ou la montagne mais refuse de porter le corps. Drirw offre d’aller chercher une charrette à bras chez son Moine-Philosophe. Ces derniers sont les restes d’une ancienne tradition qui a donné lieu à la création des Monastères avant que l’Empire du Noir Couchant ne les pervertisse. A l’aube, nous chargeons le cadavre sous quelques affaires et Mo s’éloigne en lançant des regards apeurés derrière lui. Il n’est pas bien courageux même s’il obéit fidèlement. En l’attendant, nous ruminons nos pensées au sujet de la nuit. Comme nous en venons à la conclusion que nous n’avons parlé à quasiment personne dans la ville, il devient crédible que nous sommes suivis ou espionnés. Pourtant nous n’avons vu personne ni rien remarqué.

En fin de matinée, Mo rentre, transpirant et pâle et affirme avoir jeté le corps dans les rizières. Nous retournons dans la zone marchande pour discuter avec les locaux. Ils nous apprennent quelques recettes locales à base de légumes et de viandes frites dans une étrange poêle incurvée. D’autres Guildiens sont présents et ravis de rencontrer des compatriotes. Nous croisons aussi quelques pèlerins qui voyagent de clans en clans pour parler aux Moines-Philosophes. Ce faisant, ils augmentent leurs panels de doctrines en partageant leurs points de vue.

Nous nous installons, pour midi, autour d’une roulotte où un Dynastique prépare des repas devant ses clients sous un petit auvent de tissu. Un groupe de garde passe d’étal en étal, visiblement à la recherche de quelque chose lorsqu’un marchand nous désigne à eux. Aussitôt, ils s’approchent de nous. D’abord hésitants à fuir, nous les laissons nous rejoindre mais lorsque leur chef empale Jaime sur son épée courte, il devient évident qu’ils ne souhaitent pas discuter. Dans la mêlée qui s’ensuit, Afgad et Jaenvayen succombent tandis que Kereb n’est que blessé. En infériorité numérique, nous fuyons, un peu tardivement. Heureusement, les gardes sont plus efficaces pour assassiner des hommes désarmés que pour poursuivre des fuyards et une course-poursuite s’engage dans les rues du marché. Largement devant, je m’éloigne rapidement jusqu’à heurter un large Dynastique qui n’a pas l’air paniqué par la charge des gardes à travers la foule. Il me désigne une ruelle déserte où je m’engouffre. Je crie aux autres la direction de la ruelle en Guildien, persuadé que personne ne nous comprendra. Kereb piétine quelque peu, se laissant distancer par Alwyn et échappe de peu à plusieurs coups d’épées. Dans la ruelle, un enfant soulève une grille au niveau du sol et me parle en Wish. Ne comprenant rien, je me glisse quand même dans le conduit rapidement rejoint par Alwyn. Notre ami Ashragor est soudainement propulsé dans la ruelle par un Dynastique et perçoit un âne obstruant la ruelle derrière son passage, de manière providentielle. Il perçoit sans les comprendre des hurlements en Wish accompagnés des cris apeurés de l’animal. L’enfant pénètre dans le tunnel avec nous sans prendre la peine d’attendre Kereb qui ne nous retrouve que parce qu’Alwyn l’appelle. Le jeune Wish prend la tête du cortège et nous amène à l’air libre, dans une ruelle bien moins reluisante que celles que nous avons vues jusque-là. Il semblerait que derrière la vitrine offerte à tous, les conditions de vie à l’intérieur du Clan Nen’Etsa soient très différentes. Un effet secondaire de leur accointance avec l’Empire du Noir Couchant ? Un jeune homme attend dans la ruelle et l’enfant va se positionner derrière lui. Il se présente comme étant Huan Or’Gul, chef d’un petit groupe souhaitant être une épine dans le pied du chef Hren Nen’Etsa. Il est vêtu d’un kimono sobre et passe-partout qui le rend pareil aux autres locaux. Lorsqu’il apprend que nous désirons sauver les esclaves amenés à la Forteresse, il nous nous apprend que contrairement aux autres, eux refusent de fermer les yeux sur ce qui se passe. Voyant que certains sont blessés, il offre de nous amener devant ses amis qui pourront soigner ceux qui en ont besoin. Autour de nous, les vieillards mendiants, les enfants à demi-nus pataugeant dans la boue et les murs rongés d’humidité sont légions. Le Clan est sans doute à l’image de ce que nous découvrons, misère et pourriture derrière un masque de bienséance.

Dans un bâtiment froid, nous rencontrons la bande de Huan. Ji Li, une jeune fille frêle au kimono d’une qualité étrange en ces lieux et à l’allure très soumise. Hoc’Ot’Ir, armoire à glace balafrée affichant un regard méfiant, il s’oppose plusieurs fois à notre présence, nous jugeant dangereux. Hes’An’Hi, un domestique rondouillard et rêveur ou lent d’esprit. Po’Ot’Ki, le crâne rasé, des points dessinés sur le front, vêtu d’un drap orangé qui lui enserre la taille avant de remonter sur une épaule, il joue souvent avec un collier de perles en bois. Il s’approche de la description que nous a faite Drirw des Moines-Philosophes. La bande s’est rendue compte que le Clan Nen’Etsa est dans une phase plus ou moins ouverte de conflit avec le Clan Kang’Tsé.

Ils disposent d’une foule d’amis dans la ville, ce qui leur permet d’obtenir des informations sur presque tout et tout le monde. Ce qui leur permet de saboter discrètement les actions du Clan, notamment le vol de cargaison. Ils ont eu vent de l’arrivée d’esclaves destinés à l’Homme Voilé pour être importé dans l’Empire du Noir Couchant. Qu’est-ce que ces salopards peuvent vouloir faire de six cent prisonniers ? Huan s’est rendu compte que plus l’Homme Voilé est présent dans le Clan et plus celui-ci s’enfonce, devenant délétère. Encore une fois, la mort se fait bien trop présente et j’ai la désagréable impression qu’elle marche dans nos pas, fauchant les retardataires qui ne parviennent pas à suivre le rythme infernal du Continent.

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