Résumé Guildes 68 – A l’Ombre des Fantômes (2/7)

Rask, le seizième jour de la prime Ardence de l’an deux cent neuf.

Le groupe passe à l’ouverture du Coffre, ce quartier fermé le jour qui sert de marché géant. Au passage, nous remarquons que le quartier des Voiles s’endort lentement alors que d’autres lieux de la ville s’illuminent et s’activent. Petit à petit, les rues se vident du Raskien moyen pour se remplir de matelots patibulaires et de criminels. Le Coffre ressemble à un gigantesque Comptoir Guildien où les denrées se réunissent en rues spécifiques. Nous partons à la recherche de vêtements pouvant nous faire passer pour de potentiels acheteurs auprès de la famille Yarvalk et les trouvons rapidement. En marchandant quelque peu, j’obtiens un prix décent pour Alwyn et moi. Kereb sera donc notre garde. Un petit crochet par les librairies permet de voir que celles-ci comportent certaines cartes très intéressantes mais malheureusement hors de prix actuellement.

Dans un second temps, nous retournons dans le quartier des Casernes où je cherche une table où jouerait un garde habillé de vert et blanc. Heureusement, très rapidement, je repère un groupe cherchant un dernier joueur pour lancer une partie d’Escalade. Au cours de la partie, les langues se délient et le garde livre quelques informations précieuses. Rapidement les autres joueurs s’y mettent révélant quelques secrets de polichinelle. La Famille Yarvalk est une des rares à bâtir sa fortune sur l’esclavage qui ne rapporte pas suffisamment. Les étrangers à la famille pensent qu’ils disposent de riches acheteurs ou d’un filon caché. Les Yarvalk auraient trahi les Varler qui aimeraient leur faire payer mais la Famille Djarkoen, celle régnant sur le jeu, empêche la vengeance. Le garde, en échange d’une poignée de Guilders accepte de nous faire rencontrer son patron, au milieu de la nuit, qui pourra nous faire voir la marchandise. Sur cet arrangement, je quitte la table avant de m’y faire trop d’ennemis en enchaînant les victoires.

Avec les autres, de retour dans l’auberge, nous mettons notre plan au clair. Afgad fera le guet dans les Casernes et Jaime dans le quartier Orient. Pendant ce temps, le reste du groupe prend un peu de repos jusqu’à l’heure du rendez-vous. A deux heures, nous sommes tous trois devant l’entrepôt des Yarlak où le garde nous présente un autre garde, son supérieur. Celui-ci nous donne l’impression de simplement vouloir arrondir quelque peu ses fins de mois et commence donc une visite guidée. Un escalier mène à un ensemble de passerelle qui serpentent au-dessus de centaines de cages. Après un rapide calcul, Alwyn nous informe discrètement qu’il estime les prisonniers à environ six cents, peut-être même plus. En tout cas, ils font pitié à voir, amaigris, apathiques, puants, vêtus de lambeaux, c’est un dur spectacle que de voir des Guildiens et des Autochtones réduit à cet état déplorable. Ca ne fait que renforcer la pensée que notre Guilde est sur la bonne voie, celle de la collaboration des peuples et qu’elle se dressera contre ce genre de trafics inhumains.         Au cours de la visite, un homme, bien habillé, s’avance sur les passerelles et notre guide jure discrètement. L’inconnu s’enquiert de notre présence et propose de nous amener voir le seigneur Yarlak avant de congédier le garde en l’avertissant que cela se règlera dans son bureau.

L’homme explique que le seigneur Yarlak a eu vent de notre présence et nous a envoyé chercher car il apprécie de rencontrer de nouveaux acheteurs. Il mentionne également la marchandise en contre-bas et nous demande de ne pas y prêter attention car celle-ci est déjà réservée. Difficile d’éprouver autre chose que du mépris pour cet homme qui heureusement nous abandonne une fois introduit dans le bureau de son maître. Derrière un bureau meublé avec goût qui offre un confort douillet se trouve un vieillard chauve aux yeux ternes. Sa peau parcheminée et craquelée fait vaguement songer à un reptile. Nous entrons dans la pièce remarquant deux gardes armés qui se tiennent en retrait ainsi que la jeune fille blonde rencontrée sur l’île de Grheten. Sa robe de lin aux motifs bariolés s’agite alors qu’elle s’apprête à poser sa main sur l’épaule du vieillard. Cependant, elle se ravise au dernier moment, plongeant ses yeux dans les miens durant toute la discussion qui se déroule en Wish. Yar souhaite savoir ce que nous désirerions acheter et traite ses affaires comme s’il vendait des simples objets. Il demande d’ailleurs à ce que nous oublions la façon dont sont traités les esclaves entassés car c’est inhabituel. Il explique ne pas avoir le choix au vu de la grandeur de la commande qu’il s’apprête à honorer mais cherche à se montrer rassurant : habituellement, il traite ses esclaves avec soin. Alwyn mène la discussion permettant d’apprendre que l’homme vend toutes sortes d’Autochtones et que les entrepôts seront vidés après-demain. Alors qu’il s’apprête à donner un prix, il se tourne vers Asenja, la jeune femme, et lui demande de savoir pour quelles raisons nous sommes venus. La jeune Maitresse Etrange jette des osselets sur la table et nous donne un prix pour le lot d’esclave qu’Alwyn se proposait de commander. Yar nous présente le procédé comme lui permettant d’avoir une longueur d’avance. Asenja serait donc également une voyante ? Pour conclure, Yar Yarlak nous propose de finir de visiter ses installations. Nous découvrons qu’effectivement, il a dû être pris de court et le bâtiment comporte bel et bien une cuisine assez grande pour nourrir une centaine de personnes, un coin toilettes et d’autres infrastructures.

En sortant de l’endroit, je préviens le garde de l’entrée que son supérieur a été intercepté durant la visite et qu’il devrait réfléchir à une version des faits qui le dédouane. Grâce à ça, il répond volontiers à mes questions sur Asenja qu’il sait être une Sorcière Wish venue d’on-ne-sait-où et qui sert de lieutenant à Yar. Sur ce, nous restons à épier les lieux de loin mais vers quatre heures, rien ne s’étant passé, nous retournons dormir à l’auberge. Afgad peut nous dire que les Casernes sont calmes, à part les tavernes, et un faible transport de denrées entre tavernes. De son côté Jaime a aperçu le Capitaine Esshevir se rendre dans le quartier des Brumes. Ainsi cet enfoiré a un vice à exploiter…

Au réveil, nous retournons au quartier des Voiles pour tenter de retrouver les voleurs que j’ai croisé dans un entrepôt. Quasi persuadé qu’ils étaient venus chercher un objet particulier et qu’ils n’ont pas eu le temps de l’emporter, j’espère les rencontrer à nouveau. Aussi, je me faufile dans le hangar par les toits. Au bout de deux heures, je suis surpris par l’ouverture des portes et me dissimule dans les ombres. Mauvaise idée puisqu’à force de se séparer dans l’entrepôt pour charger des objets spécifiques, l’un des hommes me remarque. Mon baratin ne passe pas et il se met à hurler qu’il a trouvé un voleur. Je parviens à détaler entre les caisses mais la porte de sortie est hors d’atteinte et les hommes se mettent à quadriller les lieux. Dans un sprint de dernier espoir, j’atteins la fenêtre pour remonter sur le toit sous les beuglements d’un des hommes qui me voit et alerte les autres.

Sur les toits, je les entends avertir les badauds et ceux-ci se mettent également à ma recherche en se répandant dans le quartier. J’entends Alwyn et Kereb diriger la foule vers d’autres rues en prétendant m’avoir vu détaler. Ce qui me permet de chercher une ruelle où descendre au calme pour quitter les lieux au plus vite. Le groupe se retrouve à l’auberge pour faire le point.

Nous en arrivons à la conclusion que le Caravillon est le seul moyen de locomotion capable de véhiculer autant d’esclaves. Ils auraient été déchargés chez Yarvalk pour être remis quelque peu en état avant la suite du voyage et Esshevir se ferait donc doublement payer pour la capture et le voyage jusque Rask et ensuite pour la livraison auprès du fameux commanditaire. Nous décidons de rassembler de la nourriture et quelques affaires utiles avant de nous introduire de nuit dans le vaisseau et de retrouver la tranquillité de la forge abandonnée. Et effectivement, le lendemain, le ballet des chaloupes reprend pour ramener les esclaves à bord.

Vers midi, le navire prend la mer pour une journée à peine de navigation. Il jette l’ancre dans un détroit, le long d’une plage de sable gris. Après quelques minutes de remue-ménage, des barques déchargent les esclaves sur la terre où attendent une centaine de personnes.  Celles-ci portent d’étranges accoutrements. Sans doute une mode Autochtone, des sortes de kimonos. En tout cas, ce ne sont pas des membres de la Scabarre à première vue. Certains portent des fouets, d’autres des ustensiles utiles pour le campement. Dans la confusion du débarquement, nous quittons le navire sans être vu et épions la suite de loin. Tous les esclaves sont examinés avant le départ, certains sont même sommairement soignés avant d’être enchaînés en longues file de cent êtres humains. Ensuite, un ballot est donné à chacun ainsi qu’une outre avant que le convoi ne se mette en marche vers le Sud, à travers la forêt. Quant à eux, les membres de la Scabarre rembarquent et reprennent la mer, leur intervention dans cette affaire s’arrêtant là.

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